Silex devant le CNA : L’Intelligence Artificielle au service du sourcing

Le 19 mars dernier, nous avons présenté nos dernières avancées en matière d’Intelligence Artificielle devant les membres du Conseil National des Achats (CNA) à Paris. L’occasion de revenir sur ces nouvelles technologies et d’exposer quels sont les impacts concrets pour les services Achats et sur le quotidien des acheteurs.

Depuis quelques années, l’Intelligence Artificielle s’introduit dans tous les débats et l’intérêt grandissant pour ces nouvelles technologies met en lumière plusieurs contradictions. Certes, tout le monde parle de l’Intelligence Artificielle, mais a-t-elle déjà fait son entrée dans l’entreprise ? Et quels sont les impacts pour la fonction Achats ? C’est la problématique autour de laquelle était organisée la soirée du CNA le 19 mars dernier, et où nous avons eu la chance de pouvoir présenter le cas d’application de l’Intelligence Artificielle sur la pratique du sourcing.

Présenté par Pascal Pelon, Chief Procurement Officer de Axa, le discours d’ouverture était le suivant : « L’Intelligence Artificielle nourrit de nombreuses discussions en interne, et en tant que professionnels de la fonction Achats, nous savons que l’arrivée de ces nouvelles technologies va transformer notre métier. Mais concrètement, très peu d’entre nous perçoivent les premiers impacts de l’Intelligence Artificielle aujourd’hui, et il est difficile d’avoir des certitudes quant à la manière dont ces technologies vont transformer le quotidien des équipes Achats ».

Après une première présentation de Jean-Philippe Couturier, président et fondateur de Whoz, qui a brillamment exposé les différents champs de recherche liés à l’Intelligence Artificielle et leurs nombreuses applications à l’entreprise, Quentin Fournela a présenté les dernières avancées de Silex en la matière et comment ces technologies transforment concrètement le métier des acheteurs.

L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : DE LA THÉORIE À LA PRATIQUE

Aujourd’hui, les entreprises savent que les nouvelles technologies représentent un levier majeur pour gagner en performance, mais pour beaucoup de professionnels il est encore compliqué de comprendre précisément quels sont les impacts de l’Intelligence Artificielle et du Big Data ; mots-clés surexploités et pour lesquels la théorie à trop souvent pour défaut de masquer la pratique.

Au sein des services Achats, dont la fonction est de plus en plus transverse dans l’entreprise et dont le métier dépasse aujourd’hui largement la vocation historique de « réduction des coûts », les technologies de Big Data et d’’Intelligence Artificielle sont des alliées de taille pour automatiser des tâches récurrentes, renforcer la maîtrise des risques fournisseurs, accroître la connaissance des marchés et intégrer des contraintes RSE ou d’innovation au cœur de ses stratégies d’Achats.

SILEX : L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE AU SERVICE DU SOURCING

Si Silex intègre des technologies d’Intelligence Artificielle et de Big Data à ses solutions de sourcing, l’objectif est d’assister les acheteurs dans des tâches concrètes, identifiées et mesurables. C’est un des écueils des nouvelles technologies au sein de l’entreprise : leur emploi doit toujours répondre à un enjeu clair, et leur implémentation a pour seul objectif d’apporter plus de valeur dans le quotidien des utilisateurs. C’est pourquoi nous avons toujours développé nos solutions en collaboration directe avec les utilisateurs finaux, et que toutes les évolutions sont remontées par le client.

L’approche technologique n’est donc pas une fin en soi, mais doit apporter à l’entreprise un surcroît de performance sur des tâches précises. De la même manière, les nouvelles technologies comme l’Intelligence Artificielle nécessitent de travailler avec un historique de données, et leur mise en place résulte d’un processus de digitalisation de l’activité.

Chez Silex, nous pensons que la digitalisation d’une action manuelle a autant d’impact sur la performance de l’entreprise que son automatisation, qui ne peut venir que dans un deuxième temps. C’est pourquoi la mise en place de nouvelles technologies dans les achats ne peut que passer par trois étapes structurantes et inhérentes à leur performance : Le Digital Procurement, La Purchasing Intelligence, Le Predictive Procurement.

  1. LE DIGITAL PROCUREMENT

Depuis les années 90, la transformation numérique bouleverse les méthodes de travail, et c’est la digitalisation des processus de l’entreprise qui a permis d’apporter un surcroît de performance et de suivi dans les tâches. Les premières étapes du processus Achats à avoir connu la transformation numérique sont les étapes le plus en aval du processus, avec l’apparition des premiers logiciels de P2P. Puis au fur et à mesure, les éditeurs de logiciels ont commencé à proposer des suites permettant d’équiper les étapes les plus amonts, jusqu’au sourcing stratégique.

C’est parce que la digitalisation des processus est un passage obligatoire à la mise en place de nouvelles technologies que Silex a créé une plateforme permettant de digitaliser l’étape la plus en amont du processus Achats et non encore adressée par les éditeurs de logiciels E-Achats : le sourcing. Aujourd’hui, très peu de méthodes de travail permettent de processer les tâches liées au sourcing fournisseurs, alors que la mise en place de la pratique représente un levier de performance majeur pour l’entreprise.

Le fait d’outiller le sourcing permet de travailler selon des méthodes éprouvées, de choisir les bonnes stratégies d’Achats dès l’étape de projet et de mettre en place des indicateurs de suivi et de pilotage du sourcing. Aussi, la digitalisation du sourcing permet de séparer les tâches récurrentes des tâches à forte valeur ajoutée. Les premières pourront alors être automatisées, pour que les acheteurs puissent se concentrer sur les deuxièmes. Sur Silex par exemple, l’identification d’entreprises est une tâche entièrement automatisée, pour que les utilisateurs puissent se concentrent sur leur analyse.

  1. PURCHASING INTELLIGENCE

Une fois un processus digitalisé, l’entreprise peut rentrer dans ce que l’on nomme la « purchasing intelligence ». Le fait de travailler sur une plateforme digitale permet en effet d’intégrer des solutions tierces à son activité, et d’avoir accès à toutes les informations nécessaires à la prise de décision, au moment où on la prend. À l’étape de sourcing sur Silex, les utilisateurs ont ainsi accès à deux types d’informations : des données externes à l’entreprise, et des données internes. Dans les deux cas, les technologies de Big Data et d’Intelligence Artificielle permettent de structurer ces données pour que la machine y effectue des requêtes et pour que l’utilisateur y accède librement au moment où elles ont le plus de valeur.

Sur Silex, les données internes proviennent de l’entreprise. L’interopérabilité entre la plateforme et les outils de l’entreprises (logiciels E-Achats ou ERP par exemple), permet de rapatrier des informations sur la plateforme pour aider les acheteurs à prendre les meilleures décisions. Plus concrètement, pour chaque projet d’Achats, la machine effectuera automatiquement des recherches dans les stocks de l’entreprise, dans les contrats cadres et au sein du référentiel fournisseurs de l’entreprise. Ces informations sont aujourd’hui disponibles pour toutes les entreprises, mais sans les technologies de traitement de la donnée, il est très difficile d’y accéder en d’en avoir une vue claire lors de l’étape du sourcing.

Une fois les solutions fournisseurs identifiées grâce aux données internes de l’entreprise, les utilisateurs de Silex peuvent se retourner vers le marché grâce à un réseau d’entreprises intelligent, qui capte des milliers de sources de données. De la même manière que pour les données internes, ces informations sont agrégées, structurées et mises à disposition des acheteurs d’une manière intelligible. Parmi les sources de données utilisées par Silex, on retrouve les données provenant de l’opendata, comme l’INSEE qui permet d’avoir l’exhaustivité des entreprises, l’INFOGREFFE pour les données financières, et le BODACC pour les informations civiles et commerciales (comme les procédures collectives en cours). Aussi, Silex affiche si les entreprises sont issues de l’innovation ou de l’Economie Sociale et Solidaire. L’avantage des technologies de traitement de la donnée réside dans le fait qu’elles sont mises à jour quotidiennement, donc les acheteurs n’ont plus besoin de se soucier de leur pertinence ou de la mise à jour de leur référentiel fournisseurs. De la même manière, Silex est aussi interconnecté avec des fournisseurs de données privées qui permettent d’afficher des données financières, RSE ou de conformité.

Ces technologies de Big Data permettent à la fois aux algorithmes de Silex d’identifier les bonnes solutions fournisseurs dans un référentiel élargi et exhaustif, mais aussi aux utilisateurs de retrouver toutes les informations les plus pertinentes pour analyser les panels en renforçant la maîtrise des risques liés aux fournisseurs et en intégrant les stratégies RSE et d’Innovation dès la première étape du sourcing. Intégrer la Business Intelligence au cœur de la phase de sourcing est un apport majeur des nouvelles technologies liées à l’Intelligence Artificielle et au Big Data, et permettront demain aux services Achats d’accéder à la troisième étape technologique : le Predictive Procurement.

  1. PREDICTIVE PROCUREMENT

Une fois le processus de sourcing digitalisé, l’historique de l’utilisation permettra de rentrer dans ce que l’on nomme le predictive procurement. Certaines technologies liées aux domaines de l’Intelligence Artificielle, notamment le machine learning, vont permettre aux services achats de passer à une phase encore plus stratégique et qui réside dans le fait de prédire l’utilisation qu’ont les acheteurs de la plateforme. La machine n’est plus simplement employée pour automatiser certaines tâches chronophages, mais devient un levier d’aide à la décision majeur, grâce à l’auto-apprentissage. En fonction de l’historique d’utilisation enregistrée par la plateforme, la saisonnalité des projets d’achats, les marchés les plus sourcés et les catégories d’achats de chaque utilisateur, la machine propose aux utilisateurs les solutions fournisseurs les plus stratégiques et cohérentes avec la stratégie de l’entreprise.

Cette dernière étape, la plus stratégique pour l’entreprise, nécessite donc de passer par les deux premières. En effet, les technologies inhérentes au predictive procurement sont basées sur l’historique de l’activité de l’entreprise, et nécessitent donc d’emmagasiner un vaste de panel de données pour assurer une performance optimale.

LE PROCUREMENT DE DEMAIN

Les services Achats doivent commencer à déployer des outils permettant de digitaliser l’activité de sourcing de l’entreprise afin de maîtriser au mieux cette étape. L’intégration de technologies d’Intelligence Artificielles et de Big Data, proposées par Silex en standard, permettent dans un premier temps d’intégrer rapidement les données les plus pertinentes au processus de sourcing et d’automatiser les tâches les plus chronophages pour les acheteurs.

Pour passer de la théorie à la pratique et découvrir concrètement comment les solutions Silex permettent aux acheteurs d’intégrer des technologies de pointe à leur quotidien, il vous suffit de suivre ce lien.

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